Un jour sur terre est un véritable document testament d’une planète qui ne sera bientôt plus... C'est un défilé de paysages grandioses comme on en a rarement vus. On y dévoile des choses d’une rareté précieuse et émouvante. L’attaque nocturne par une trentaine de lions d’un troupeau d’éléphants ; le ralenti spectaculaire et céleste d’un requin blanc en quasi apesanteur au dessus de l’océan pour y dérober une proie ; l'agonie de l’ours blanc affamé près d’un groupe de morses qui lui sont inaccessibles (j'avais la gorge serrée à ce moment..) ; le vol de grues essayant de passer par-dessus le plus haut sommet du monde par des vents infernaux ; la solitude de la panthère de l’amour, sublime félin que l’on approche au plus près alors qu’elle est en voie d’extinction (il n’en reste plus qu'une quarantaine dans le monde).. Les images sont somptueuses, parfois cruelles, mais toujours humbles et pudiques face à l’éternelle innocence d’une vie instinctive sur laquelle les auteurs se refusent à tout jugement manichéen.. La détresse des espèces devant l’inéluctable évolution de leur environnement est empreinte d’une mélancolie douloureuse, d'incompréhension et d'impuissance; en même temps, les auteurs essaient de nous faire prendre conscience des conséquences de notre style de vie vain et destructeur. La démarche peut paraître didactique, mais à l’exception du discours alarmiste de rigueur vers la fin, le film préfère célèbrer les miracles de la vie et de sa diversité face aux climats extrêmes plutôt que de sermonner son audience. L’Homme est ouvertement occulté, alors que les éléments naturels sont mis en avant.. Les réalisateurs communiquent leur amour pour une planète infiniment belle et indirectement remettent l’humanité à sa place face à une immensité naturelle qui tôt ou tard reprendra le dessus sur elle. Rarement la nature n’avait été sublimée de la sorte, avec amour et clairvoyance.. Ces images paraissent déjà inoubliables dans la mémoire collective, qui restera certainement très reconnaissante aux auteurs de ce documentaire d’avoir su immortaliser ces moments de grâce en péril.

Ce film est vraiment prenant.. Le désespoir de ce pauvre ours polaire (comme bon nombre de ses congénères) qui est condamné à mourir de faim à cause de la fonte précoce de la banquise nous prend au plus profond de nous même. L'Homme n'est-il pas conscient des méfaits de son mode de vie sur tous ces animaux, sur toute cette vie qui se bat à chaque instant pour survivre.. Le réchauffement climatique ne paraît pas alarmer les grands de ce monde, mais savent-ils qu'avec 5 degrés supplémentaires, le désespoir des ours polaires sera également le notre.. et même si cette fin de l'humanité fait partie d'une évolution normale du monde, ne doit-on pas se battre pour vivre, pour protéger les espèces plus vulnérables que l'Homme, ne doit-on pas tout faire pour sauver notre humanité?... J'espère que si en tout cas, alors serrons-nous les coudes, soyons solidaires, et prenons soin de ce cadeau qui nous est fait d'avoir une si belle planète, pleine de miracles..
1 commentaires:
et oui ! c'est moi ! la copine qui est allée voir ce film avec toi ! bizarre qu'il n'y ait pas de commentaires... pourtant ce film est formidable !!! à+
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